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La sécurité numérique recrute, et vite

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Les attaques montent, les entreprises paniquent moins que ça n’y paraît, mais elles recrutent plus. Résultat: les profils réseau et sécurité prennent de la valeur, tout de suite.

Un marché qui ne joue plus à cache-cache

Le secteur cyber reste l’un des rares à ne pas ralentir pour de bon. En 2025, l’ANSSI a recensé plus de 23 000 offres d’emploi cybersécurité publiées en France sur une année, en hausse de 49 % par rapport à 2019. Et surtout, il manque encore des bras. Plusieurs études évoquent entre 15 000 et 25 000 postes non pourvus selon les segments du marché.

Ce n’est pas un effet d’annonce. C’est une tension réelle. Les entreprises ont compris qu’une faille réseau, un poste mal configuré ou un mot de passe faible peuvent coûter très cher. Les PME sont particulièrement exposées : certaines sources avancent qu’elles concentrent 75 % des cyberattaques en France, et que 60 % d’entre elles ne survivent pas longtemps après une attaque grave.

Le point intéressant, c’est que le besoin ne se limite pas aux experts ultra-spécialisés. Le socle réseau reste essentiel. Les profils capables d’administrer, sécuriser, superviser et corriger une infrastructure sont au centre du jeu. C’est exactement là qu’un Bachelor Cybersécurité et Administrateur Réseau prend du sens.

 

Le vrai métier, pas la version Instagram

On va être clair : ce domaine n’a rien de “sexy” au sens gadget du terme. Et c’est plutôt une bonne nouvelle.

Tu passes ton temps à éviter les incidents, à vérifier les accès, à durcir les systèmes, à surveiller les journaux, à remettre de l’ordre dans des environnements parfois bricolés. Ce n’est pas glamour. C’est utile. Et le marché paie l’utilité.

Un administrateur réseau ne fait pas juste “de l’informatique”. Il tient la colonne vertébrale technique d’une organisation. Il assure la continuité, la fluidité, les connexions, les permissions, les sauvegardes, la supervision. Quand tu ajoutes la cybersécurité, tu passes un cap : tu ne gères plus seulement le fonctionnement, tu réduis aussi les risques.

Selon les analyses du marché 2025, les profils systèmes et réseaux restent une porte d’entrée très solide vers la cyber. L’ANSSI et les observatoires métiers montrent d’ailleurs qu’une grande partie des professionnels cyber viennent d’autres bases techniques, souvent l’infrastructure ou le support.

C’est ça qu’il faut retenir : tu n’achètes pas une étiquette. Tu construis une compétence qui sert.

 

Ce que la formation doit vraiment t’apporter

Les fondations d’abord

Si la formation est sérieuse, elle commence par le réseau. Pas parce que c’est “la base” en mode formule vide, mais parce que tout repose dessus. TCP/IP, adressage, VLAN, routage, DNS, DHCP, pare-feu, VPN. Sans ça, tu navigues à l’aveugle.

Ensuite, il faut la couche système. Windows Server, Linux, annuaire Active Directory, gestion des comptes, des droits, des mises à jour. Là encore, rien de décoratif. C’est la matière première du métier.

Puis vient la sécurité. Et là, il faut du concret : segmentation réseau, durcissement des postes, supervision, gestion des logs, détection d’anomalies, sauvegardes, politiques d’accès, sensibilisation des utilisateurs. En 2025, 66 % des organisations n’appliqueraient pas encore les bonnes pratiques essentielles de l’ANSSI, et seulement 27 % connaîtraient son guide de référence. Autrement dit : il y a encore du boulot, donc des besoins.

Les outils qui changent tout

Le marché valorise aussi de plus en plus la capacité à travailler avec les outils actuels : SIEM, EDR, solutions cloud, supervision, automatisation, sécurité des environnements Azure ou AWS. Les solutions managées prennent une place plus importante, ce qui change le métier. On attend moins un technicien qui “fait à la main”, et davantage un profil capable de comprendre, configurer et piloter intelligemment.

C’est là que le Bachelor Cybersécurité et Administrateur Réseau devient intéressant si la pédagogie est bien pensée. Tu ne dois pas sortir juste avec des notions. Tu dois sortir avec des réflexes. Voir une anomalie. La comprendre. La documenter. La corriger. Et éviter qu’elle revienne.

 

Pourquoi le réseau reste une rampe de lancement

Le marché adore parler d’IA, de cloud, de data et de ransomware. Très bien. Mais derrière tout ça, il faut toujours des personnes qui savent faire tourner l’infrastructure.

Le métier d’administrateur réseau n’est pas en train de disparaître. Il se transforme. Les tâches répétitives s’automatisent, certaines briques passent dans le cloud, et les entreprises veulent des profils plus hybrides. Mais la demande reste forte sur les bases solides : gérer des environnements, maintenir les accès, sécuriser les flux, réagir vite.

C’est une bonne nouvelle pour les étudiants qui construisent une vraie assise technique. En 2025, les besoins restent nombreux sur les métiers de conception et maintien d’un système d’information sécurisé, avec l’administrateur réseau, l’administrateur systèmes et l’ingénieur réseaux parmi les postes clés.

En clair : si tu maîtrises les fondamentaux et que tu sais les relier à la sécurité, tu n’es pas en train d’apprendre un métier fragile. Tu apprends un métier qui se renforce.

 

Ce que les recruteurs regardent vraiment

Les recruteurs ne cherchent pas juste quelqu’un qui a “vu de la cyber”. Ils veulent quelqu’un de fiable.

Ils regardent si tu comprends les couches réseau, si tu sais raisonner devant un incident, si tu sais documenter proprement, si tu sais travailler en équipe et si tu gardes ton calme. Oui, le calme compte. En réseau et en sécurité, paniquer coûte cher.

Les chiffres du marché confirment que les profils de ce type restent demandés. Les besoins en cybersécurité continuent de progresser, avec une perspective de montée à environ 70 000 professionnels nécessaires d’ici 2028 selon plusieurs projections. Le marché français de la cyber continue aussi de croître, avec une dynamique estimée autour de 10 % par an sur la période récente.

Le vrai tri se fait donc ailleurs : entre ceux qui connaissent quelques notions, et ceux qui savent déjà travailler comme de vrais techniciens responsables. C’est exactement ce que doit produire une formation utile.

 

À quoi ressemble un bon parcours pour un jeune

Tu n’as pas besoin d’attendre d’être “prêt” pour entrer dans le sujet. Ça, c’est souvent une excuse propre. En vrai, il faut un cadre, de la pratique, et des répétitions.

Un bon parcours commence par l’apprentissage des bases, puis par des projets qui ressemblent à du réel. Configurer un réseau. Sécuriser une machine. Simuler une attaque simple. Réagir à un incident. Écrire un compte rendu. Expliquer ce que tu as fait. C’est là que la progression devient visible.

L’alternance aide beaucoup, parce qu’elle te met au contact des contraintes du terrain. Tu comprends vite que la théorie ne suffit pas. Tu découvres les urgences, les priorités, les arbitrages. Et ça te fait grandir plus vite que n’importe quel discours.

À MyDigitalSchool Caen, cette logique a du sens pour les 18–25 ans qui veulent sortir avec quelque chose de concret. Le campus permet d’ancrer la formation dans une réalité locale, avec une vraie logique de professionnalisation. Et franchement, dans ce secteur, c’est ce qu’il faut.

 

Les débouchés qui valent le coup

Tu peux viser plusieurs sorties après ce type de bachelor. Administrateur réseau, administrateur systèmes et réseaux, technicien cybersécurité, assistant RSSI, analyste SOC junior, support sécurité, ou encore technicien infrastructure avec une spécialisation sécurité.

Ce sont des métiers d’entrée, mais pas des métiers sans avenir. Une fois la base installée, tu peux évoluer vers des postes plus larges : ingénieur sécurité, consultant cyber, administrateur cloud, responsable d’exploitation, analyste SOC confirmé. Le marché valorise les profils qui savent monter en gamme sans repartir de zéro.

Les rémunérations suivent cette logique de montée en compétence. Les postes d’administrateur réseau restent souvent moins élevés au départ que les fonctions d’expert cyber, mais ils ouvrent une trajectoire solide. Et dans un contexte où les entreprises cherchent des profils opérationnels, l’expérience terrain fait vite la différence.

 

Ce qu’il faut retenir avant de te lancer

Le Bachelor Cybersécurité et Administrateur Réseau n’est pas là pour te vendre du rêve. Il est là pour te rendre employable dans un secteur qui a besoin de gens fiables, rigoureux et techniquement solides.

Si tu aimes résoudre des problèmes, comprendre comment tout s’imbrique, et voir rapidement le résultat de ton travail, tu es dans le bon couloir. Si tu veux juste “faire du digital”, passe ton chemin. Ici, on parle de machines, de flux, de sécurité et de responsabilité.

Et c’est précisément pour ça que le sujet est fort aujourd’hui. Le marché cherche moins des profils brillants sur le papier que des profils capables de tenir une infra et de limiter les risques. Ce bachelor peut te mettre dans cette trajectoire, à condition d’y aller sérieusement.

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